Musée d\'art à Fontainebleau

Château de Fontainebleau

9.2/10

Le Château de Fontainebleau est un château Renaissance jouxtant la ville de Fontainebleau. Il a été la demeure des souverains de la France depuis François Шаблон:Ier jusqu'à Napoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château. Depuis 1981, il est avec son parc sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La façade ouest construite par François Шаблон:Ier s'ouvre sur le monumental Escalier en Fer à Cheval et la Cour du Cheval Blanc.

Histoire

Moyen-âge

Un château fort est mentionné à cet emplacement pour la première fois en 1137 dans une charte de Louis VII le Jeune. La date de la fondation exacte du château reste inconnue, mais le premier édifice a probablement été construit sous Louis VI voire même sous Philippe Ier, lorsque celui-ci réunit le Gâtinais au domaine royal en 1068.

En 1169, une autre charte de Louis VII établit et dote un chapelain pour desservir la chapelle, celle-ci sera consacrée à la Vierge et saint Saturnin par Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, alors réfugié à Sens. À Noël 1191, Philippe-Auguste fête à Fontainebleau le retour de la troisième croisade. Le château est agrandi par Saint Louis (qui l'appelait "ses déserts") au Шаблон:S, celui-ci y installant des religieux trinitaires en 1259.

Philippe le Bel naît au château en 1268, fait aménager des appartements en 1286 et y meurt des suites d'une chute de cheval en 1314. En 1313, Jeanne de Bourgogne, propriétaire du domaine de Fontainebleau, épouse Philippe de Valois, futur Philippe VI qui y fera des séjours fréquents. En 1323, le château reçoit la visite d'Isabelle de France, devenue reine d'Angleterre. En janvier 1332 a lieu à Fontainebleau la signature du contrat de mariage de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Le roi y vit dès 1350. Charles V y installe une bibliothèque et Isabeau de Bavière y entreprend des travaux, après avoir acquit les domaines de la forêt de Bierre, de Fontainebleau, de Moret et la châtellenie de Melun en 1404. Charles VI y séjourne à partir de 1388. Le château est cependant laissé momentanément à l'abandon pendant la guerre de Cent Ans, lorsque la cour s'exile au bord de la Loire. Charles VII y revient après la libération de l'Île de France, privilégiant le lieu pour son hygiène.

Renaissance

François IШаблон:Er décide de faire édifier un château de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir ce château pour favoriser la chasse des bêtes "rousses et noires". Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont édifiés un bâtiment dessinant la cour Ovale, et un autre situé sur la basse-cour Ouest, tous deux reliés par une Galerie. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné par sa cour et sa favorite, la duchesse d'Étampes, délaissant ainsi plus ou moins le château de Blois, et annonçant le retour progressif de la cour dans la sphère francilienne.

Plusieurs conducteurs de travaux se succèdent durant son règne : Florimond de Champeverne, secrétaire et valet de chambre du roi est nommé en 1528 conducteur jusqu'à sa mort en 1531. Pierre Paule dit l'Italien, présent dès 1528, ancien concierge du château de Moulins, valet de chambre de Louise de Savoie dirige également les travaux jusqu'à sa mort en 1535. Il est remplacé par acte du 21 avril 1543 par un conducteur particulier, Salomon des Herbaines, tapissier du roi, garde des meubles et tapisseries qui présentait l'avantage de résider sur place, lequel travaillait en colaboration avec Pierre des Hôtels, notaire, secrétaire et valet de chambre du roi, qui déçèda en 1557. Les noms des architectes du château sont quant à eux plus hypothétiques : Sebastiano Serlio, pour sa part, se voyait offert le 27 décembre 1541 l'assurance de 400 livres par an pour "son état de peintre et d'architecteur au fait de ses édifices et bastiments au dit lieu de Fontainebleau". Néanmoins, il apparait que son apport au sein de l'édifice reste limité. D'autres nom ont été avancés pour identifier l'architecte du règne de François Ier. Si Gilles Le Breton a effectivement travaillé sur le projet du château, il n'en est pas le créateur. Le Rosso, ou encore Girolamo della Robbia (qui a proposé des décors pour la porte dorée) peuvent eux aussi figurer parmi les architectes potentiels. Les constructions successives du règne de François Ier (notamment pour la cour du cheval blanc) sont elles aussi relativement hypothétiques : les ailes basses sud et ouest de la cour du cheval blanc auraient été terminées en 1527, et les iles basses nord l'année suivante. Le pavillon des Armes aurait été achevé vers 1530, tandis que la moitié sud du logis, le pavillon des Poêles et les bâtiment de la galerie d'Ulysse dateraient d'après 1535. La fin du règne de François IШаблон:Er aurait vu le remplacement de la chapelle.

Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape, collectionne des œuvres de maîtres italiens (La Joconde et La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, la Sainte-Famille, Saint-Michel, et la Belle Jardinière de Raphaël) et fait venir des moules de statues romaines (Laocoon, Appolon du Belvédère...) afin de couler des bronzes. Il commissionne Rosso Fiorentino pour la décoration du château qui réalise le pavillon de Pomone, le pavillon des Poesles, la galerie Basse (tous détruits) et surtout la galerie François IШаблон:Er (1534-1540). Fontainebleau est parfois désigné comme la « Nouvelle Rome » et son école est renommée dans toute l'Europe de l’Ouest. François Ier constitue dans le château une importante bibliothèque, ancêtre de la bibliothèque nationale. Le château de Fontainebleau reçoit la visite, entre le 4 et le 27 décembre 1536, la visite de Jacques V d'Ecosse, futur époux de Madeleine de France. C'est en 1539 que François Ier reçoit à Fontainebleau Charles Quint et lui fait visiter son palais, entre le 24 et le 30 décembre. Ronsard se fera l'écho du faste déployé au château par l'écriture de quelques vers :

Шаблон:Citation

Шаблон:Loupe

Le fils de François IШаблон:Er, le roi de France Henri II complète le château avec une salle de bal et une chapelle, reliées à l'édifice par la fameuse galerie François IШаблон:Er, qui fait face à l'étang des carpes. Il nomme Philibert Delorme pour vérifier et visiter le château le 3 avril 1548, date à laquelle la suite des travaux lui est confiée. C'est ainsi qu'une grande partie du château actuel voit le jour, en particulier la salle de bal. Deux jours après la mort de Henri II en 1559, Catherine de Médicis remercie Philibert Delorme, protégé de Diane de Poitiers, et confie les travaux au Primatice qui devient surintendant des maisons royales le 12 juillet 1559. C'est à cette époque que Niccolo dell'Abate décore le château. Le 17 juillet, le contrôleur général des bâtiments de France, Jean Bullant, est remplacé par François Sannat. À la mort du Primatice le 14 septembre 1570, celui-ci est remplacé par Tristant de Rostaing. Jean Bullant finit par revenir à Fontainebleau et est nommé auprès de Rostaing le 3 août 1571 comme architecte conducteur des travaux. À la mort de Jean Bullant en octobre 1578, le chantier est confié par Henri III à Baptiste Androuet du Cerceau.

C'est à Fontainebleau que naissent les rois François II (19 janvier 1544) et Henri III (19 septembre 1551) ainsi qu'Elisabeth de France (2 avril 1546), Claude de France (12 novembre 1547), François d'Alençon (18 mars 1555) et les jumelles Victoire et Jeanne (24 juin 1556).

Pendant le règne des trois fils de Henri II (François II, Charles IX et Henri III) le château de Fontainebleau est moins habité, et les monarques lui préfèrent le Louvre, ou encore les demeures de la Loire comme Amboise, ou Blois. Le château reçoit néanmoins une assemblée de notables, réunis entre le 21 et le 31 août 1560 pour pacifier le royaume, aboutissant à la convocation des États Généraux.

Ancien régime

, XVIIe siècle.]]

Plus tard, Henri IV agrandit la demeure de plusieurs ailes et de la Porte du Baptistère. Il fait aménager la cour des offices et redresser la cour ovale alors assez irrégulière. Désormais, le palais peut accueillir près de mille personnes. Le roi vient jouer au jeu de paume dans une salle spécialement aménagée. A cette époque, une nouvelle génération d'artistes, français mais d'inspiration flamande, décorent l'intérieur du château (Toussaint Dubreuil, Martin Fréminet, Ambroise Dubois...). C'est la seconde école de Fontainebleau, rassemblant des artistes issus plutôt de milieux parisiens. Le château accueille entre le 14 et le 21 décembre 1599 la visite de Charles-Emmanuel de Savoie.

C'est à Fontainebleau que se marient Concini et Léonora Galigaï le 27 juin 1601 dans la chapelle du roi, que naquit le futur Louis XIII le 27 septembre 1601 et qu'il est baptisé le 14 septembre 1606 en même temps que ces deux sœurs Elisabeth, et Chrétienne. Celui-ci, qui hérite en 1610 d'un château encore en chantier, le fait achever sans apporter de modifications majeures. Le 14 juin 1602 a lieu au château l'arrestation du maréchal de Biron et du comte d'Auvergne, convaincus de trahison. Le 22 novembre de la même année naît au château Elisabeth de France, fille d'Henri IV. le 24 avril 1608, naît Gaston d'Orléans au château. Le 7 juillet 1609, le château est le théâtre du mariage de César de Vendôme et d'Henriette de Lorraine.

Le 4 mai 1626, le maréchal d'Ornano est arrêté au château. Le 16 septembre 1629, le château est le lieu de ratification du traîté de paix entre la France et l'Angleterre. Le 14 et le 15 mai 1633 a lieu la promotion, au château, de 49 chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit. Le 25 septembre 1645 est signé à Fontainebleau le contrat de mariage entre Ladislas IV de Pologne et Marie de Gonzague. Un an plus tard, entre le 19 et le 23 août 1646 a lieu la réception d'Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre, et de son fils, le futur Charles II d'Angleterre. Du 4 au 6 septembre 1656, la reine Christine de Suède fait son premier séjour au château, son deuxième séjour s'effectuant entre le 10 octobre 1657 et le 23 février 1658, séjour durant lequel elle fait assassiner son écuyer et favori Monaldeschi le 10 novembre 1657.

Louis XIV, bien que préférant les demeures situées à l'ouest de Paris et accordant toutes ses attentions au château de Versailles, aimait venir à Fontainebleau. Durant son règne, Fontainebleau est considéré comme une demeure du passé mais reste un symbole de l'héritage des rois de France, et son entretient s'inscrit donc dans la continuité de la monarchie. C'est pourquoi les modifications architecturales restent limitées, mais on observe un profond renouvellement des jardins : entre 1645 et 1646, Anne d'Autriche fait redessiner le jardin de Diane par André Le Nôtre, lequel, avec Louis Le Vau modifie le Parterre en installant notamment au centre une fontaine de rocaille. C'est en 1661-1662 que Le Nôtre crée le bassin des Cascades. Le roi fit néanmoins construire un théâtre, vint au château presque chaque année et c'est à Fontainebleau que naquit le Grand Dauphin le 1er novembre 1661, qu'eut lieu le début du jugement du surintendant Nicolas Fouquet à la chancellerie le 25 juin 1664 et l'audience du cardinal Chigi, légat du pape Alexandre VII le 29 juillet 1664, que fut célébré le mariage de la nièce du roi le 31 août 1679 (Marie-Louise d'Orléans et Charles II d'Espagne), que fut signé le traité entre la France et la Suède puis celui entre le Danemark et le duc de Holstein-Gottorp le 2 septembre 1679, et en 1698 et qu'il signa l'édit révoquant celui de Nantes, interdisant ainsi le protestantisme en France (1685). En 1679-1680, François d'Orbay fait construire des hôtels pour les secrétaires d'États (bâtiments de la cour des Mathurins, et au coin de la grotte des Pins). En 1701, Hardouin-Mansart double l'aile de la galerie des Cerfs le long du mur Est par un bâtiment en moellon enduit et brique.

, fin du XVIIe siècle, début du XVIIIe siècle.]]

Le 9 novembre 1685 meurt à Fontainebleau Louis Armand de Bourbon, prince de Conti. Le Grand Condé meurt au château le 11 décembre 1686. Du 11 au 18 octobre 1690 a lieu au château le premier séjour de l'ancien roi d'Angleterre Jacques II et de sa femme Marie de Modène. Ceux-ci reviendront chaque année au château jusqu'en 1700. Le 5 novembre 1696, le château est le théâtre de la réception de Marie-Adélaïde de Savoie, future duchesse de Bourgogne. Saint-Simon décrira notamment la scène : Шаблон:Citation.

Le 13 octobre 1698, le château de Fontainebleau reçoit le mariage par procuration de Léopold, duc de Lorraine, et d'Élisabeth Charlotte d'Orléans. Vers la fin du règne de Louis XIV, Fontainebleau reçoit la visite entre le 21 et le 24 août 1712 de Lord Bolingbroke, envoyé d'Anne de Grande-Bretagne concernant les négociations de paix après la guerre de succession d'Espagne, et la visite le 26 septembre 1714 de Frédéric-Auguste, prince-électeur de Saxe, sous le nom de comte de Lusace. La Régence est marquée par la visite à Fontainebleau, du tsar de Russie Pierre le Grand le 30 et 31 mai 1717.

Louis XV (qui s'y marie le 5 septembre 1725, fait aménager une salle de spectacle, laquelle a brûlé en 1856, et fait reconstruire une galerie ainsi que le pavillon des Poêles par Jacques-Ange Gabriel) et Louis XVI ne séjournent pas souvent au château mais restent plus ou moins fidèles à la tradition d'un séjour annuel, faisant de Fontainebleau une sort de "palais d'automne".

Le 27 octobre 1743, Fontainebleau est le théâtre de la signature d'un traité d'alliance secret entre la France et l'Espagne. Le 18 octobre 1752 a lieu au château la première représentation du Devin du Village de Jean-Jacques Rousseau. Le dauphin Louis, fils de Louis XV, meurt au château de la tuberculose le 20 décembre 1765. Le roi Christian VII de Danemark séjourne au château du 24 au 27 octobre, puis du 2 au 5 novembre 1768. Le 12 mai 1771 à lieu à Fontainebleau la Réception de Marie-Joseph-Louise de Savoie, future comtesse de Provence, puis celle, le 14 novembre 1773, de Marie-Thérèse de Savoie, future comtesse d'Artois.

Le règne de Louis XVI est marqué par la ratification à Fontainebleau du traité de commerce entre la France et l'Angleterre, le 10 novembre 1786.

Epoque contemporaine

, Châteaux de Versailles et de Trianon]]

Pendant la Révolution française, le palais est vidé de son mobilier ; il est occupé par l'École Centrale de Seine-et-Marne, pui devient successivement une caserne (École Spéciale Militaire du 28 janvier 1803 au 30 juin 1808, puis transférée à Saint-Cyr) et une prison.

Napoléon Шаблон:Ier fait revivre Fontainebleau (qu'il nomme la "maison des Siècles") à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 19 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) qui y resta enfermé pendant dix-neuf mois et y signera sous pression, le Concordat de Fontainebleau le 25 janvier 1813. Le pape quittera Fontainebleau le 23 janvier 1814.

Le 23 mai 1808, le château accueille la visite de Charles IV d'Espagne et de la reine Marie-Louise. L'année 1807 est marquée par trois évènements : le traité fixant les frontières entre l'Autriche et le royaume d'Italie le 10 octobre, un traité d'alliance franco-danois le 15 octobre, et un traité secret entre la France et l'Espagne concernant le Portugal le 27 octobre.

Le futur Napoléon III est baptisé au château le 4 novembre 1810, avec 24 autres enfants de dignitaires et généraux. C'est également à Fontainebleau que l'Empereur signe son acte d'abdication le 6 avril 1814. Le 20 avril, après avoir vainement tenté de se suicider, il prononce un discours resté fameux à sa garde dans la cour dite depuis « cour des Adieux », une scène illustrée par le tableau Les adieux de Fontainebleau peint par Horace Vernet. Il demande notamment à ses soldats : "Continuez à servir la France, son bonheur était mon unique pensée !" et les remercie : "depuis vingt ans [...] vous vous êtes toujours conduits avec bravoure et fidélité !". Napoléon se souviendra d'ailleurs du château de Fontainebleau lors de son séjour à Sainte-Hélène : Шаблон:Citation. Pendant les Cent-Jours, Napoléon y fera un arrêt le 20 mars 1815.

À la suite de Napoléon, les derniers monarques français y feront plusieurs séjours : le 15 juin 1816, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry, est reçue au château. Louis XVIII et Charles X y ont dormi, et Louis-Philippe entreprend les premier travaux de restauration et fait redécorer et remeubler l'intérieur, avant que le château ne serve de cadre au mariage de Ferdinand-Philippe d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin le 30 mai 1837.

Du 20 au 21 novembre 1840, le château est visité par l'ancienne reine d'Espagne Maire-Christine. Le 16 avril 1846, un garde de la forêt, Pierre Lecomte, tente d'assassiner Louis-Philippe dans le parc du château, quelques mois avant la visite du bey de Tunis, Sidi Achmet, reçu au château les 15 et 16 décembre 1846. Un an plus tard, les 15 et 16 décembre 1856, le futur empereur allemand Guillaume Ier visite le château. Il sera suivi de la visite de Maximilien II de Bavière du 17 au 24 mai 1857.

, anonyme.]]

Au Шаблон:XIXe siècle, Eugénie de Montijo, épouse de l'empereur Napoléon III, passe ses soirées dans le petit théâtre construit par son mari. Elle s'attache au salon chinois, agrémenté par les cadeaux des ambassadeurs du Siam, reçus au château le 27 juin 1861. À la chute du Second Empire, le château est investi par les prussiens le 17 septembre 1870. C'est ainsi que Frédéric Charles de Prusse et son état-major occupent le château du 6 au 18 mars 1871. Les prussiens quittent le château le 23 mars 1871.

En novembre 1871, les dépendances du château sont confiées à l'École d'Application de l'Artillerie et du Génie, après que celle-ci ait quitté Metz. Les débuts de la troisième République sont marqués par la Réception d'invités de marques par les présidents de la République : Alexandre Ier de Serbie par Sadi Carnot le 17 août 1891, Georges Ier de Grèce par Sadi Carnot le 9 septembre 1892, Léopold II, roi des Belges, par Félix Faure le 21 septembre 1895, et Alphonse XIII d'Espagne par Raymond Poincaré le 8 mai 1913.

Plusieurs évenements importants auront lieux à Fontainebleau au cours du Шаблон:XXe siècle. Après une visite le 10 juillet 1914 de l'ancienne impératrice Eugénie, le 26 juin 1921 a lieu à Fontainebleau l'inauguration du Conservatoire américain avant celle de l'École des Beaux-Arts Américains le 25 juin 1923. Dès 1927 et ce jusque dans les années 30, les parties hautes de l'aile de la Belle Cheminée (incendiée en 1856) sont reconstruites grâce aux fonds Rockefeller.

Pendant la deuxième guerre mondiale, l'armée allemande commandée par le général Ruoff investit Fontainebleau le 16 juin 1940. L'armée allemande l'occupera jusqu'au 10 novembre 1940, puis du 15 mai à fin octobre 1941. Après la seconde guerre mondiale, le château reçoit du 6 au 10 septembre 1946 une conférence franco-vietnamienne sous la présidence de Max André et Pham Van Dong et le 5 octobre 1948 est créé au château l'Union internationale pour la protection de la nature.

En janvier 1949, une partie du château est investit par le commandement en chef des forces alliées Centre-Europe (OTAN) (il le quittera en juillet 1966). Une restauration générale du château est permise par la loi-programme des années 1964-1968 dont André Malraux est l'investigateur. C'est en 1981 que le domaine de Fontainebleau est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les 25 et 26 juin 1984 se réunit à Fontainebleau le Conseil des chefs d'États et de gouvernement de la Communauté économique européenne, présidé par François Mitterrand.

C'est en 1986 qu'est inauguré dans l'aile Louis XV le musée Napoléon Ier.

Architecture et intérieur

Fontainebleau médiéval

Du château féodal ne reste que le donjon et des traces de courtines. Le donjon, comprenant dès le Шаблон:XVIe siècle une partie des appartements royaux, se présente comme une grosse tour carrée sans contreforts.

À l'origine, la maçonnerie extérieure était faite de moellons avec un appareil de pierre de taille aux chaînages d'angle et aux encadrements des baies. Le toit était recouvert du tuile. Dans le mur nord subsiste un escalier droit voûté en berceau qui se retournait dans le mur est pour mener au deuxième étage. Les traces de courtines du Шаблон:XIIe siècle subsistent au rez-de-chaussé du corps de logis.

Ainsi, toutes les traces médiévales n'ont pas été détruites et un devis de 1528 précisait même à l'architecte de "servir les vieils murs quand cela était possible", d'où la conservation de traces du bâtiment du Шаблон:XVe siècle dans la cour ovale.

Fontainebleau au Шаблон:S-

Aile de l'escalier du fer à cheval

Pavillon des armes

Ce pavillon devait à l'origine contenir l'Armurerie du roi. Ambroise Perret y pose les boiseries sculptées en 1559.

Aile de la chapelle de la Trinité

La chapelle de la Trinité fait référence aux religieux trinitaires installés à Fontainebleau sous Louis IX. La chapelle fut décorée et voûtée sous Henri IV. On doit au peintre Martin Fréminet des scènes du mystère de la Rédemption de l'homme (L'apparition de Dieu à Noé au-dessus de la tribune, L'Annonciation derrière le maître-autel, Le Christ du Jugement dernier au centre) et des personnages de l'ancienne loi (rois de Juda, prophètes, vertus), peints sur la voûte et terminés en 1608.

Le maître-autel, réalisé par le sculpteur italien Francesco Bordoni en 1633, lequel est aussi l'auteur du dallage en marbre multicolore du sol, est entouré de statues de souverains (Saint-Louis à droite de l'autel avec les traits de Louis XIII, et Charlemagne à gauche avec les traits de Henri IV), le tableau d'autel a quant à lui été peint par Jean Dubois en 1642 et représente la Sainte-Trinité au moment de la déposition de croix. La tribune, portée par des colonnes de marbres, est l'œuvre de Scibec de Carpi, tout comme la clôture du chœur datant de 1554. Philibert Delorme avait présidé à la création de deux oratoires: l'un pour le roi réalisé en 1557, l'autre pour Diane de Poitiers. Les deux furent détruits en 1605. Les boiseries et les grilles des chapelles sont l'œuvre du menuisier Jean Maujan, qui sous-traite avec Robert Andry en 1629. Tremblay quant à lui avait commencé les peintures décoratives, terminées par son gendre Germain Gissey, associé à Jean Bertrand et Robert Cammel.

La chapelle fut notamment le théâtre du mariage de Louis XV et Marie Leszczinska en 1725, du baptême de Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) en 1810 et du mariage de Ferdinand-Philippe d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin en 1837.

Pavillon de l'escalier du fer à cheval
Vestibule du fer à cheval

Le vestibule du fer à cheval, ou « vestibule de la chapelle », situé au IШаблон:Er étage, présente d'un mobilier réalisé au Second-Empire et copiant l'ornementation des encadrements de portes desservant les différentes parties du château. L'encadrement et la porte de la chapelle sont ornés de motifs religieux (anges, couronnes d'épines), la porte de la terrasse est décorée de trophées d'armes, de têtes de lions et de masques, et celle de la galerie François Ier de motifs militaires et de têtes d'Hercule.

Aile des Reines mères

L'aile des reines mères abrite les appartements des Reines mères et du Pape. Elle a été édifiée entre 1558 et 1566.

Appartements des Reines-Mères et du Pape

Ces appartements, aménagés au Шаблон:S- puis refaits au Шаблон:S- après la reconstruction du pavillon d'angle, doivent leur nom au séjour de Catherine de Médicis, de Marie de Médicis, d'Anne d'Autriche et du pape Pie VII (qui y dormit en 1804, 1812 et 1814). La décoration et l'ameublement furent revus notamment au Second Empire, mais le décor de boiseries des trois salles les plus importantes ont été renouvelées dès 1644. L'équipe de menuisiers se composait de François Moriceau, Guillaume Noyers, Pierre Dionis, Louis Torchebat, Jean Langlacé et Jean Adnet, et les peintres et doreurs étaient Henri Champagne et Claude d'Hoey, tous sous la direction de l'architecte Jacques Le Mercier.

Le Gros salon (ancienne antichambre) est décoré d'un plafond sculpté qui était situé auparavant dans la chambre de Henri II mais dont le décor fut déménagé par Anne d'Autriche et remonté par André Gobert en 1659 et enrichit de dorures par Jean Dubois en 1662. Un collaborateur de Delorme l'avait décoré des figures du soleil et des planètes.

La chambre à coucher d'apparat conserve une tapisserie de la manufacture des Gobelins : Le triomphe des Dieux, qui s'accorde avec les lambris peints de grotesques polychromes par Jean Cotelle.

La chambre de la duchesse d'Orléans, qui fut la chambre à coucher du pape, est ornée de damas cramoisi et présente un mobilier Louis XVI.

Antichambre de la Galerie des Fastes

Cette pièce, créée sous Napoléon III est orné de deux vases en porcelaine de Sèvres (l'un représente des guerriers, l'autre des femmes entourés d'angelots) et conserve plusieurs tableaux, dont une Danse de femmes dans un palais et un Péristyle d'un palais en ruine réalisés par Jean Lemaire, ainsi qu'un tableau exécuté par Jean-Baptiste Oudry représentant Mignonne et Sylvie, les deux chiens de Louis XV. L'antichambre est également ornée d'un vitrail installé dans la baie centrale. Réalisé par le verrier Laurent Charles Maréchal, ce vitrail intitulé l'Artiste a été réalisé pour l'exposition universelle de 1867 et a rejoint le château de Fontainebleau en 1869.

Galerie des Fastes

Aménagée par Napoléon III à l'emplacement d'un escalier et d'un vestibule, la galerie des fastes est ornée de plusieurs tableaux illustrant l'histoire du château parmi lesquels : Henri IV relevant Sully par Millin du Perreux (1819) ; La reine Christine et Monaldeschi par Madame Grandpierre Deverzy (1824) ; Le baptême de Louis XIII à Fontainebleau par Boulanger (1834) ; Allégorie de la mort du Dauphin par Lagrenée (1767) ; Rencontre de Napoléon Ier et du pape Pie VII dans la forêt de Fontainebleau par Dunouy et Demarne (1808).

Galerie des Assiettes

Construite en 1840 à l'emplacement d'une ancienne terrasse, la galerie des Assiettes possède un plafond orné de 21 peintures de l'atelier d'Ambroise Dubois réalisées vers 1600. Celles-ci, représentant des divinités de la mythologie et des enfants chasseurs étaient initialement réalisées à l'huile sur plâtre et faisaient partie du décor de la voûte de la galerie de Diane. Déposées sous Napoléon Ier et transposées sur toile, elles furent amenées dans cette galerie qui prit ainsi le nom de "galerie des fresques". La pièce fut ornée sous Louis-Philippe de boiseries néo-renaissance et de lambris dans lesquels sont installés près de 128 assiettes en porcelaine de Sèvres du Service Historique de Fontainebleau illustrant l'histoire du château (François Ier recevant Benvenuto Cellini en 1540 par Jean-Charles Develly), la forêt, le château à différentes époques, d'autres demeures royales ou encore des lieux visités par Louis-Philippe pendant son exil (Amérique du Nord, Angleterre, Sicile). Le cabinet en porcelaine de Sèvres illustre quant à lui le mariage du duc d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin (Accueil de la Princesse).

Aile des ministres

L'aile des ministres, dite aussi "aile basse", a été bâtie à partir de 1530 et clos la cour du cheval blanc par le nord.

Aile de la Galerie François Ier

Galerie François Ier

Construite entre 1528 et 1530, elle mesure environ 60 mètres de long et 6 mètres de large, et constituait autrefois un pont couvert jouissant d'ouvertures des deux côtés. Le roi François Шаблон:Ier la fit édifier et décorer. Il en gardait les clés et la faisait visiter à ses hôtes de marque. La galerie a été confiée à l'Italien Rosso Fiorentino qui la décora de façon originale avec des peintures, des lambris, des fresques et des stucs (dont certains illustrent des satyres mâles et femelles symbolisant la luxure) de mars 1535 à mai 1537 pour les stucs, à partir de 1536 pour les fresques, et qui l'acheva juste avant la visite de Charles Quint à Noël 1539. Les boiseries en noyer sculpté sont l'œuvre du menuisier italien Francisco Scibec de Carpi qui les réalisa dès 1535 avec des essences rares, mais se tourna presque exclusivement vers le bois de noyer à partie de 1539, date à laquelle il exécute le parquet de la galerie. On retrouve partout le monogramme du roi. Les peintures représentent des récits de la mythologie gréco-romaine et des allégories dont le sens nous échappe aujourd'hui (Marguerite de France, sœur de François Ier, admettait elle-même la complexité des thèmes et disait "lire en hébreu" sans explications annexes), mais qui symbolisent probablement le bon gouvernement du roi et font l'éloge de François Ier. Une scène est consacrée à l’éducation d'Achille par le centaure Chiron. Dans la travée centrale sont représentées deux scènes ovales : Danaé (par Le Primatice) et La Nymphe de Fontainebleau (réalisée en 1860 d'après une œuvre du Rosso).

A l'Est, du côté du buste de François Ier sont peintes des scènes violentes: Défaite de Pavie, Captivité du roi à Madrid, Combat des Centaures et des Lapithes (par Le Rosso), La Jeunesse et la Vieillesse, La destruction de la flotte Grecque etc... Sous la scène de Vénus et l'Amour au bord d'un bassin (intitulée aussi Vénus frustrée ou encore Vénus tentant de réveiller l'Amour endormi, tandis que Mars est parti guerroyer, peinte par le Rosso) est peint, dans un tableautin réalisé en 1540, une vue du château de Fontainebleau représentant la galerie François Ier et la Porte Dorée. Rosso est également l'auteur de la Vengeance de Nauplius, de la Mort d'Adonis, ou encore de scène représentant Le roi tenant une grenade, Le Sacrifice, et l'Ignorance chassée. Il répand également le motif du cuir découpé qui fera école par la suite. A l'Ouest sont notamment représentés Cléobis et Biton et les jumeaux de Catane ainsi que certaines peintures allégoriques: l'une des plus célèbres est celle de L'Éléphant au caparaçon ou Éléphant royal (symbole de force, de sagacité, et de pérennité de la royauté) qui porte le chiffre royal et représenterait le roi François Ier lui-même. À ces pieds figurent trois allégories de l'air, du feu et de l'eau. Sur les côtés sont peintes deux fresques sur le thèmes des enlèvements mythologiques: à droite Saturne déguisé en cheval enlevant Philyre, et à gauche Jupiter, changé en taureau, enlevant Europe.

Appartement intérieur de l'Empereur

Louis XVI fit dédoubler l'aile en 1786 en ajoutant des appartements, la privant ainsi de son ouverture sur le jardin de Diane, mais faisant réaliser de fausses portes-fenêtres pour garder un aspect symétrique. Ces appartements constituent sous l'Empire les appartements de Napoléon Ier.

Chambre de Napoléon

Meublée dans le style Empire, la chambre de Napoléon a néanmoins gardé l'essentiel de son décor Louis XVI.

Petite chambre à coucher

La petite chambre à coucher des appartements de l'Empereur constituaient en fait le cabinet de Napoléon, où il fit installer un lit de repos en fer doré.

Salon de l'Abdication

Le mobilier Empire de couleur rouge de ce salon témoigne de l'abdication de Napoléon Ier, survenue le 6 avril 1814, et qui aurait eu lieu dans cette pièce.

Petits appartements de Napoléon Ier

Situés au rez-de-chaussée de l'aile François Ier, ils se situent à l'emplacement des anciens bains de François Ier, transformés sous Louis XV en appartements privés réservés au roi, à Madame de Pompadour puis Madame du Barry. Ces appartements se composent d'une chambre, de deux salons, d'un cabinet topographique et d'une pièce réservé au secrétaire. Les salles donnant sur le jardin de Diane comportent des boiseries de style Louis XV et un mobilier de style Empire.

La bibliothèque des appartements a été aménagée en 1808 dans l'ancien salon des jeux de Louis XVI, et une grande partie des décors de 1786 ont été préservés (des boiseries et le dessus de porte peints par Sauvage notamment). Un escalier en colimaçon en bois permet d'accéder au premier étage. Le mobilier se compose entre autre d'un grand bureau plat créé par Jacob Frères et acheté au général Moreau, et un canapé en bois doré garni de satin broché, prévu initialement pour être installé dans la chambre de parade de l'impératrice. Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique (lettres en bronze sur la partie supérieure des bibliothèques). La bibliothèque possédait à l'origine près de 4500 ouvrages, principalement concernant l'Histoire.

Aile des appartements royaux

En 1565, Catherine de Médicis fait doubler le corps de bâtiment jouxtant le jardin de Diane et multiplie ainsi le nombre d'appartements.

Appartement de l'Impératrice Joséphine

Situé au rez-de-chaussée de l'aile des appartements royaux, les appartements de Joséphine ont été aménagés pour elle en 1808, à partir d'une suite de pièces aux lambris de style Louis XV. Ils furent occupés par Marie-Louise à partir de 1810. Le salon d'étude à rotonde se situe sous la salle du conseil. Le mobilier de style Empire se compose notamment du métier à broder de Marie-Louise et de son chevalet. Le salon jaune, tendu de jaune d'or, présente également un mobilier de style Empire avec plusieurs réalisations de Jacob Desmalter et un grand tapis d'Aubusson à fond blanc. Les appartements comportent également une chambre et un boudoir utilisé comme salle de bain. Celui-ci peut en effet être transformé grâce à un canapé dont l'estrade roulante cache une baignoire encastrée dans le sol. Le mobilier de cette salle de bain se compose d'un secrétaire en bois d'if, d'un ensemble de sièges en gondole en bois doré, dont le gourgouran bleu ciel retissé à l'identique, et une table de toilette en acajou orné de bronze. Derrière le canapé est aménagé un petit cabinet faisant office de garde-robe.

Salle des Gardes

La salle des Gardes, dans l'alignement de l'aile de la Belle Cheminée, possède un plafond et une frise réalisés sous Louis XIII. Initialement sobrement peinte, seules les poutres du plafond étaient décorées. Le reste du décor a été réalisé sous Louis-Philippe Ier qui en avait fait un salon de réception avant que Napoléon III la désigne comme salle à manger ordinaire. La pièce est ornée du Vase de la Renaissance réalisé en 1832 et représentant des scènes qui auraient eu lieu à Fontainebleau: Léonard de Vinci peignant la Joconde devant François Ier et Benvenuto Cellini sculptant Diane devant Diane de Poitiers. Le reste du mobilier se compose notamment d'une grande table circulaire jouxtant une cheminée monumentale ornée d'un buste de Henri IV réalisé en 1600.

Salle du Buffet

La salle du Buffet s'ouvre par une large arcade créée en 1757 sur la chambre du roi. Le décor fut réalisé sous Louis-Philippe Ier: en 1836 fut installé le plafond en carton-pâte doré, et le haut des murs fut orné de tableaux d'Ambroise Dubois et François-André Vincent. Le mobilier, resté intacte depuis Napoléon III, se compose d'éléments de style Louis XIV et Louis XV (pendule de l'atelier Boulle datant de 1725, installée en 1837 et représentant le char d'Apollon). La pièce possède également deux portraits de Louis XIII et Henri IV en tapisserie des Gobelins réalisés au Шаблон:S-.

Salon du Donjon

Installé dans les vestiges du château médiéval, le salon du Donjon, autrefois appelée chambre de la "grosse vieille tour", appelée parfois "Chambre Saint-Louis" ou encore "Chambre François Ier" faisant office de "Chambre du Roi". Il s'agit de la plus ancienne salle du château. Antichambre du salon Louis XIII au Шаблон:S-, La pièce possède une cheminée ornée d'un bas-relief équestre représentant Henri IV, réalisé vers 1600 par Mathieu Jacquet. Une partie des tableaux exposés au mur, où figurent des enfants, provient du château de Marly. D'autres tableaux représentent des scènes de la vie d'Henri IV.

Salon Louis XIII

Cette pièce dite "Chambre Ovale", "Cabinet du Roi" ou encore "Salon Louis XIII" rappelle la naissance de Louis XIII qui naquit dans cette pièce le 27 septembre 1601, symbolisée par l'amour chevauchant un dauphin sur le caisson du plafond. Onze tableaux d'Ambroise Dubois, dont les Amours de Théagène et de Chariclée, datant de 1610, sont disposés au-dessus d'un décor de lambris peints de fruits et de fleurs. L'ameublement se compose notamment d'un ensemble de fauteuils Louis XIV et de chaises italiennes datant du Second-Empire. Le salon conserve également un groupe en bronze réalisé par Mène en 1861 intitulé La prise du Renard, chasse en Écosse.

Salon François Ier

Le salon François Ier est nommé parfois "Chambre de la Reine Éléonore" à partir de 1530 ou "Antichambre de la Reine" dès 1565, date à laquelle est sert de salle du Grand Couvert de la Reine et de salle de spectacle. Elle devint par la suite la salle à manger de Napoléon Ier puis servit de salon de réception sous Louis-Philippe Ier. Seule la cheminée (réalisée entre 1535 et 1537 et ornée d'un médaillon peint représentant le mariage de Vénus et Adonis d'après Giulio Romano) et le plafond restauré au Шаблон:S- conservent les décors du Primatice qui ornaient auparavant la pièce.

Salon des Tapisseries

Longtemps salle des Gardes des la Reine, cette pièce fut transformée en salon de réception sous Louis-Philippe Ier. C'est à cette époque qe la pièce est tendue de tapisseries, remplacées au Second-Empire. Les tapisseries de la première moitié du Шаблон:S- décorant le salon représentent l'Histoire de Psyché et proviennent d'ateliers parisiens. Ainsi sont illustrées la toilette de Psyché, Psyché est portée sur la montagne, la vieille raconte l'histoire de Psyché, et le repas de Psyché. L'essentiel du mobilier est de style Second Empire, et entoure la cheminée datant de 1731, bien que la pièce conserve deux bas d'armoire de style Boulle. Le plafond en sapin du Nord a été réalisé par Poncet en 1835 dans le style Néo-Renaissance.

Antichambre de l'Impératrice

Cette pièce constituait autrefois la salle des Gardes de la Reine depuis 1768 et était aménagée sur l'emplacement de l'ancien escalier de la Reine. Elle est décorée de tapisseries des Gobelins du Шаблон:S- illustrant les saisons, d'après Le Brun (L'Automne et le château de Saint-Germain, avec le roi à la chasse; l'Hiver et le Louvre avec un ballet; l'Été et le château de Fontainebleau avec l'Étang). Le mobilier se compose d'un ensemble Second-Empire dont des sièges rappelant le modèle anglais ainsi qu'une console et un bureau en chêne sculptés, réalisés par Fourdinois en 1865. La pièce est également ornée de deux vases en émail aux inspirations indiennes, œuvres de la manufacture de Sèvres.

Salon Blanc

Le Salon Blanc, ou « petit salon de la Reine », a été décorée en 1835 a partir d'éléments anciens (les boiseries sont de style Louis XV, la cheminée ornée de bronze est de style Louis XVI). Le salon est meublé dans le style Second-Empire, avec des sièges en bois dorés réalisés par Jacob Frères, un canapé, des fauteuils et des chaises provenant du château de Saint-Cloud, une console en acajou et des chimères en bois bronzé et doré réalisés par Jacob-Desmalter.

Grand Salon de l'Impératrice

Le salon fait alterné le mobilier de style Louis XVI (commodes de Stöckel et Beneman, sièges recouverts de satin peint, tapis de la Savonnerie) et le mobilier Empire (sièges et consoles par Jacob-Desmalter, table dite « des Saisons » en porcelaine de Sèvres peinte par Georget en 1806-1807, tapis retissé sur un modèle ancien). Le plafond, œuvre de Berthélemy, représente Minerve couronnant les Muses.

Chambre de l'Impératrice

Cette pièce abrite la chambre à coucher de la reine depuis le Шаблон:S-, et c'est là qu'est né le Grand dauphin, fils de Louis XIV et Marie-Thérèse, le Ier novembre 1661. La pièce été aménagée pour Joséphine entre 1805 et 1807.

Le mobilier de la chambre se compose d'un lit (réalisé en 1787 pour Marie-Antoinette par Hauré Sené et Laurent, en bois de noyer et tilleul doré, réalisé en seulement trois mois et livré à Fontainebleau le 30 octobre 1787, orné d'un lampas broché acheté en 1790 par le Garde-Meuble à la faillite du fabricant lyonnais Gaudin et brodé par la veuve Baudoin) entouré d'une balustrade dorée recouverte de velours vert) ; des fauteuils d'apparat attribués à Jacob Frères et des commodes de Stöckel et Beneman datant de 1786 ainsi que des tabourets de Jacob-Desmalter. La chambre présente également un ensemble de vases en porcelaine de Sèvres.

La soierie brochée a été retissée sur le modèle ancien exécuté à Lyon à la fin du règne de Louis XVI. La partie principale du plafond en bois peint et doré a été réalisée en 1644 pour la reine-mère Anne d'Autriche (remanié en 1747 par Guillaume Noyers et Jacques-Ange Gabriel, composé d'un médaillon principal circulaire à compartiments rayonnant d'où pend le lustre, cantonné de quatre autres médaillons décorés aux armes de France et de Navarre, ornés de cordelières de veuve en hommage à Anne d'Autriche), les boiseries, le plafond de l'alcôve (au dessus du lit figure un dôme correspondant à l'agrandissement de la chambre sous Louis XV, orné de fleurs de lys et de M de la Reine), le trumeau de glace, une partie des lambris et la cheminée de marbre pour Marie Leszczynska en 1746 et 1747, et les portes peintes en faux acajou en styles arabesques ainsi que les dessus de portes en trompe l'œil imitant des bas-reliefs pour Marie-Antoinette en 1787. La soierie des murs et du lit a été retissée en 1970 et la passementerie refaite entre 1978 et 1986.

Boudoir de la Reine

Amménagé pour Marie-Antoinette, le boudoir de la Reine est décoré de boiseries peintes par Bourgois et Touzé sur les dessins de l'architecte Rousseau, et d'un plafond réalisé par Berthélemy illustrant l'Aurore. La pièce est meublée d'un secrétaire à cylindre d'une table à ouvrage réalisés par Riesener en 1786.

Salle du Trône

Cette ancienne chambre à coucher des rois Henri IV à Louis XVI à été transformée en salle du trône par Napoléon IШаблон:Er en 1808. Le décor mural de la salle fut harmonisé au Шаблон:S- à partir d'éléments anciens: Lors des agrandissements réalisés entre 1752 et 1754, certains éléments furent remaniés par Jacques-Ange Gabriel (deux portes à côté de la cheminée) et d'autres créés de toutes pièce dans le style rocaille (panneaux de boiseries chantournés, en face du trône). Au-dessus de la cheminée figure un portrait en pied de Louis XIII, issu de l'atelier de Philippe de Champaigne, qui fut placé ici en 1837 sur le modèle de celui existant durant l'ancien régime et qui fut brûlé à la Révolution. Napoléon y avait placé son propre portrait réalisé par Robert Lefèvre. Le trône, sous un dais rouge et bleu brodé de 350 abeilles en fil d'or par Picot en 1808, est l'œuvre de Jacob-Desmalter. Prévu initialement pour être installé à Saint-Cloud, il entra finalement à Fontainebleau en 1808. Le reste du mobilier se compose d'éléments de style Empire (consoles, candélabres) éxécutés d'après les dessins de Percier et Fontaine par Jacob-Desmalter, et de siège pliants de style Louis XVI. La partie centrale du plafond date du Шаблон:S-, tandis que la partie située au-dessus du trône date du début du Шаблон:S-.

Salle du Conseil

Incorporée dans les appartements Renaissance, devenue cabinet du conseil en 1737, la salle possède néanmoins un hémicycle qui fut ajouté en 1773 (ornée d'une Gloire entourée d'enfants par Lagernée Le Jeune) permettant ainsi un gain d'espace original. La pièce est décorée dans le style Louis XV : le plafond possède cinq tableaux, les quatre premiers représentent chacun une saison, le cinquième Phébus vainqueur de la Nuit, tous peints par François Boucher. Les lambris sont ornés de figures allégoriques peintes en alternance par Carle Van Loo (La Guerre, La Terre, La Valeur, réalisées entre 1751 et 1753) et Jean-Baptiste Pierre en camaïeu de rose et bleu. Les reste du décor se compose d'éléments floraux et de trophées réalisés par Alexis Peyrotte.

Escalier du Roi

Construit en 1749 par Louis XV sous la direction de Jacques-Ange Gabriel, l'escalier du Roi se situe à l'emplacement des anciens appartements de la duchesse d'Etampes. L'escalier est décoré de scènes de la vie d'Alexandre le Grand réalisées entre 1541 et 1544 (Alexandre domptant Bucéphale, au-dessus de la porte, réalisé par Le Primatice, et Alexandre faisant mettre dans un coffret les livres d'Homère, sur le mur du fond, par Niccolo dell'Abate, ou encore Le mariage d'Alexandre et de Roxane, Alexandre épargnant Timoclée, et Roxane recevant la couronne). La haute bordure de l'escalier est ponctuée d'une série de Caryatides et de putti en stucs aux corps très étirés, œuvres du Primatice. Le plafond, peint sous Louis-Philippe IШаблон:Er, illustre l'Apothéose d'Alexandre.

Aile de la Belle Cheminée

l'aile de la Belle Cheminée, dite aussi aile de l'Ancienne Comédie, bâtie entre 1565 et 1570, tire son nom de la cheminée la grande salle au XVIIIème siècle. Elle fut abbatue et ses sculptures furent dispersées. Le nom d'Ancienne Comédie lui vient de la salle de théâtre que Louis XV y avait fait amménager. D'abort dite "salle de la Belle Cheminée" de 1597 à 1601, elle fut appelée "salle de spectacle" dès 1725, à l'occasion du mariage de Louis XV, mais fut détruite en 1856 par un incendie.

L'escalier exterieur monumental a deux rampes à l'italienne (rampes droites et opposées) fait le lien avec la cour de la Fontaine.

Pavillon de la Porte dorée

La porte dorée date de 1528. Elle constituait l'entrée d'honneur du château jusqu'à l'ouverture de la porte du Baptistère sous Henri IV. Les peintures du Primatice dont elle est décorée ont été réstaurées. Le tympan est orné de la Salamandre de François Ier. Aux deux étages s'ouvrait une logia à l'italienne. Celle du premier étage, fermée par un vitrage sous Louis XIII correspond à l'appartement de Madame de Maintenon. Le porche de la porte Dorée fut orné en 1534 par le Primatice de deux scènes de l'Histoire d'Hercule, et celui-ci décora le vestibule de six scènes, dont plusieurs tirées de l'Iliade. Entre l'arc de la porte et le vestibule, Benvenuto Cellini avait imaginé et fondu en bronze la fameuse nymphe de Fontainebleau, qui ne sera jamais installée sur place, ayant été offerte à Diane de Poitiers par Henri II pour le château d'Anet.

Les appartements de Madame de Maintenon possèdent un Grand Salon aux boiseries réalisées au XVIIème siècle. Madame de Maintenon s'y installa après la duchesse de Bourbon et, bien avant, la duchesse d'Étampes. Le sculpteur-doreur Lalande renouvela la décoration et remplaça les anciens stucs, ses travaux coûtant près de 1500 livres. Jean Dubois, qui refit les tableaux et les trumeaux, reçu 1770 livres, tandis que le miroitier Guimard remplaça les glaces.

Aile de la Salle de Bal

Salle de Bal

La salle de bal, dite parfois « Galerie Henri II », longue de 30 m et large de 10 m, a une superficie qui dépasse 300 mШаблон:2. À l'origine (sous François IШаблон:Er), elle était une simple loggia qui s'ouvrait sur la cour ovale et les jardins, et qui devait être couverte d'une voûte en berceau, comme en attestent les piles de consoles de retombée des arcs. François Ier puis Henri II décident de la transformer en une grande salle de réception et d'apparat pour y organiser les fêtes royales. La conception de la salle est confiée à l'architecte Philibert Delorme. Un marché de charpenterie est passé le 13 juillet 1548 pour la couverture de la salle.

Lors des fêtes, la table d'honneur était dressée sur des tréteaux près de la grande cheminée. Une fois le banquet terminé, on enlevait les tables pour danser. Les peintures réalisées par Le Primlatice et Niccolo dell'Abate qui décorent la salle de bal s'inspirent de la mythologie gréco-romaine et se composent de huit grandes scènes: l'une d'entre elles représente l'épisode de la pomme de la discorde, une autre illustre Apollon et les Muses au Parnasse. Elles furent restaurées en 1834 par le peintre Jean Allaux. On trouve également des thèmes liés à la fête (musique…). La cour était invitée à des bals masqués extravagants: on a pu voir François Шаблон:Ier déguisé en centaure. Utilisée régulièrement jusqu'au règne de Louis XIII, la salle perdit son rôle festif au Шаблон:S- pour devenir une salle des Gardes occupée par les Cent-Suisses jusqu'à la Révolution. La marqueterie du parquet, réalisée sous Louis-Philippe, reprend le schéma du plafond à caissons décoré d'or et d'argent et exécuté à partir de 1550 par Francisco Scibec de Carpi, lequel avait été choisi par un marché du 19 février et du 4 juin 1550 pour les travaux de menuiseries.

La cheminée de la salle (dessinée par Philibert Delorme) repose sur deux atlantes en bronze moulés représentant des satyres, moulages d'antiques conservés au musée du Capitole, peints et dorés en 1556 par Guillaume Rondel. Fondus à la Révolution, ils ont été refaits en 1966. La cheminée est également décorée du H de Henri II mêlé aux deux C entrecroisés de Catherine de Médicis, ainsi que des représentations d'arcs, de flèches, de carquois, de fleurs de lys et des emblèmes de l'ordre de Saint-Michel.

La porte d'entrée en pierre de taille date du règne de Henri II et était autrefois peinte, comme le prouve un paiement fait en 1558 à deux peintres. Les vantaux aujourd'hui disparus avaient été réalisés par le menuisier Ambroise Perret.

Chapelle Saint-Saturnin

La chapelle Saint-Saturnin est située entre la cour Ovale et le Parterre, à l'extrémité de la salle de bal. C'est une chapelle double, ou à étage, comprenant en fait deux chapelles : une basse, pour les domestiques et les officiers, et une haute, l'étage noble, réservé au maître de maison et à sa famille. Cette disposition rappelle celle de la Sainte-Chapelle du palais de la Cité à Paris et de quelques autres chapelles royales ou princières.

Construite en pierre de taille et plus dégagée qu'elle ne l'est aujourd'hui, elle apparaissait comme le pendant du « Portique de Serlio » avec lequel elle partageait de nombreux traits « français » : arcs en anse-de-panier, chapiteaux de fantaisie, ici avec le cerf bellifontain.

On situe les débuts des travaux de la chapelle en 1541, mais le portique est de 1531. Par la suite, elle s'est trouvée enveloppée par l'aile de la salle de bal, construite sous François Ier et Henri II, et par l'aile construite sous Henri IV entre le pavillon des Dauphins et la chapelle, avec une façade sur cour imitant celle de la salle de bal. La tribune de l'orgue, réalisée par Scibec de Carpi a été entièrement refaite au Шаблон:S-. Il ne reste de l'ancien ouvrage que deux colonnes ioniques taillées par Ambroise Perret en 1554. En 1612, une commande passée à Ambroise Dubois prévoyait l'exécution de six grandes toiles pour couvrir les fenêtres aveuglées. Leur réalisation fut interrompue par la mort de l'artiste en 1614, mais fut reprise en 1631 par son fils Jean Dubois qui partage alors son travail avec son oncle Claude d'Hoey. L'ensemble est aujourd'hui détruit, à part le décor peint en grisaille d'or en 1639 de la chapelle basse, par Claude d'Hoey.

Fontainebleau au Шаблон:S-

Aile de la Galerie des Cerfs

Galerie de Diane

Cette galerie dorée autrefois appelée "Galerie de la Reine", longue de 80 m, a été décorée une première fois de scènes illustrant le mythe de Diane et les victoires du roi. Abîmée au Шаблон:S-, elle fut restauré d'abord sous Napoléon Ier, puis pendant la Restauration, époque à laquelle sa voûte fut ornée dans le style du peintre David. Utilisée comme salle des banquets par Louis-Philippe Ier, elle est transformée en bibliothèque sous le Second Empire, en 1858. Contenant aujourd'hui près de 16 000 volumes, elle possède en son centre un globe terrestre installé au Second Empire et réalisé auparavant pour Napoléon Ier.

Galerie des Cerfs

Cette galerie datant du début du Шаблон:S- et restaurée au Second Empire (elle avait été divisée en appartements au Шаблон:S-), longue de 74 mètres et large de 7 mètres, située au rez-de-chaussé de l'aile Louis XV de la cour des Princes, doit son nom aux vingt têtes de cerfs (seuls les bois sont naturels, les têtes sont en plâtre) qui la décorent. Elle est notamment ornées de peintures réalisées vers 1600 par Louis Poisson, refaites sous Napoléon III et présentant les grandes demeures royales sous Henri IV. La galerie conserve également les fontes d'origines des copies de statues antiques exécutées par Le Primatice en 1540. Ainsi sont exposées des copies de Laocoon et ses enfants, de La Vénus de Cnide, de l'Apollon du Belvédère, de lHercule Commode, et de lAriane endormie. Cette galerie fut le théâtre de l'assassinat de Giovanni, marquis de Monaldeschi, favori de Christine de Suède, le 10 novembre 1657.

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Conseils et astuces
Andrew Stephen
27 march 2010
Old and beautiful
Philippe Kaelin
12 september 2012
Un grand château, avec de nombreuses salles très bien meublées.
Emplacement
Carte
Adresse

9 Place d'Armes, 77300 Fontainebleau, France

Itinéraire
Heures d'ouverture
Mon-Wed-Sun 9:30 AM–6:00 PM
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